Le débat

    Nous avons décidé de présenter à l'oral notre TPE sous la forme d'un débat actuel faisant discuter un pro nucléaire membre de la CEA et un antinucléaire membre de la Criirad sur le démantèlement des centrales nucléaires.

Ce débat fait une synthèse de notre travail écrit,  en approfondissant certains points et en en abordant de nouveaux.  Nous le laissons aux visiteurs en complément. Bonne lecture !

 

DÉBAT

Animateur : Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans cette émission à propos du démantèlement des centrales nucléaires en France et de leur sureté.

Avant de commencer, une définition précise de ce mot technique s’impose : on désigne par le mot « démantèlement » l’ensemble des opérations diverses effectuées après l’exploitation de la centrale, depuis la mise à l’arrêt de la centrale jusqu’au déclassement soit au changement administratif du site. Cela regroupe des opérations de déconstructions, d’assainissement...

    Nous avons pris connaissance de chiffres assez inquiétants : d’ici 2030, une dizaine voir une quinzaine de réacteurs vont être arrêtés : les centrales nécessiteront d’être démantelées. En 2050 la totalité de notre parce actuel, soit 58 réacteurs aura été mise à l’arrêt. Ceux-ci s’ajouteront aux neuf réacteurs actuellement en cours de démantèlement dont la fin est prévue aux alentours de 2020 à 2025.

Parc éléctronucléaire et démantèlements à venir

    Ce constat est alarmant quand on sait qu’un démantèlement nucléaire est une entreprise de longue haleine qui peut durer 30 à 40 ans ! En France, ni partout dans le monde d’ailleurs, aucun démantèlement n’a encore été achevé. En bref, nous venons à peine d’entrer dans une période de démantèlement nucléaire très importante dont nous ne sommes pas prêts de voir la fin.

    Or, un démantèlement nucléaire, en plus de présenter les risques classiques d’une opération de déconstruction pour ses travailleurs, la population et l’environnement, présente un risque atypique : le risque nucléaire du à la présence de radioactivité.

Un radioélément possède un noyau instable qui, pour se stabiliser, émet des rayonnements de particules en dégageant de l’énergie. Il se transforme alors en un autre noyau : on parle de désintégration.

Ce sont ces émissions de rayonnements qui par l’excès d’énergie qu’ils apportent peuvent provoquer de graves lésions sur les molécules organiques en particulier sur la molécule d’ADN. Heureusement, elle possède différents mécanismes enzymatiques de réparation. Mais de trop fortes doses sont à l’origine de radiolésions abondantes : elles ne peuvent être réparées : la cellule meurt. Ainsi, à partir d’une valeur seuil la nécrose d’un nombre trop importants de cellules aura été entrainée pour espérer leur renouvellement. Selon la dose absorbée et le mode d’exposition à échelle macroscopique en résultent alors des effets non aléatoires, précoces et clairement décris : les effets déterministes.

Quant aux doses plus faibles, elles peuvent provoquer des lésions moindres : que la cellule est capable de les réparer et de survivre ainsi à une exposition sans séquelle ou avec mutation. A échelle macroscopiques ces mutations entraînent des effets stochastiques aléatoires et qui se manifestent plus tardivement : ce sont des cancers ou des effets héréditaires.

Quant aux effets des très faibles doses, les convictions des scientifiques divergent toujours.

 

Vous l'avez compris, les conséquences d'une exposition à la radioactivité peuvent être dramatiques !

Les radionucléides deviennent plus dangereux une fois disséminés dans l’environnement où ils sont véhiculés par l’air et l’eau ainsi qu’à travers la biosphère par l’intermédiaire de la chaîne alimentaire : ils peuvent revenir ainsi jusqu’à l’Homme.

Ainsi, à l’heure actuelle on se pose naturellement la question : comment limiter ces impacts sur l’Homme et l’Environnement lors du démantèlement de nos centrales nucléaires ? Pour débattre de la question : nous recevons comme invités un membre du CEA et un membre de l’association anti-nucléaire de la criirad.

 

Pro nucléaire et Anti nucléaire : Bonjour.

 

Animateur  : Alors expliquez nous comment actuellement nous limitons les impacts sur l’Homme et l’environnement, les différentes mesures employées et leurs objectifs.

 

Pro nucléaire : Dans le but d’éviter toute exposition du personnel participant au démantèlement de la centrale nucléaire, de la population et de l’environnement, des mesures sont mises en place pour les protéger.

En effet, le démantèlement s’axe tout d’abord sur une organisation déterminée et performante comme :

• le respect des trois niveaux de l’AIEA

• l’objectif de revenir à l’état initial de radioactivité

• le support de hautes technologies qui permettent notamment de prendre le moins de risques lors de la manipulation de substances radioactives …

Il faut savoir que les rayonnements radioactifs une fois émis peuvent être stoppés par différents matériaux selon leur nature et leur quantité.

Les principes d’isolement de la radioactivité de la biosphère reposent ainsi sur la mise en place de différentes barrières de confinement entre la source radioactive et le milieu extérieur. L’architecture d’une centrale a été élaborée pour qu’elle assure ce confinement de la radioactivité.

- La protection du personnel est assurée par une le port de tenues adaptées et le confinement des zones de travail où les risques d’exposition à la radioactivité sont importants. Ces zones sont ventilées pour diluer les gaz radioactifs.

- De plus, les travailleurs doivent porter un dosimètre indiquant la dose quotidienne de rayonnements reçus ne devant pas dépasser une valeur limite de 20 mSv/an.

- Une surveillance radiologique du site est assurée pour vérifier que les activités du démantèlement n’ont pas de répercutions sur l’état radiologique de l’environnement et donc sur les populations.

- Enfin, une gestion rigoureuse des déchets radioactifs est entreprise durant un démantèlement, ils sont répartis dans des filières bien distinctes et alors confinés spécifiquement. Ils suivent ensuite des parcours définis dans le but d’arriver à leur mise en stockage.

 

Animateur -Merci bien. Quel est votre avis sur les explications que vient de nous fournir mademoiselle  ?

Anti nucléaire - Mlle Lachkar a très bien répondu à votre question. Présentés ainsi, ces moyens établis actuellement semblent efficaces pour éviter tout impact de la radioactivité. Or ce n’est pas le constat exact que l’on peut tirer de la réalité et c’est cette parfaite efficacité que je veux remettre en cause. Les démantèlements nucléaires actuels ont souvent provoqué une forte consternation lorsque sont détectés dans l’environnement des quantités supérieures de radionucléide aux valeurs habituelles et aux normes de radioactivité. Différents exemples peuvent être cités comme bien sûr le démantèlement de la centrale Brennilis. En effet des rejets radioactifs ont été détectés comme du césium 137 dont la quantité était 60 fois supérieure à la valeur autorisée.

 

Pro nucléaire : Oui enfin, on ne peut pas dire que tous les démantèlements ont générés des problèmes de rejets radioactifs. Certes Brennilis a donné lieu à des polémiques, mais son démantèlement commencé en 1985 était le premier jamais entrepris en France. Depuis nous avons gagné en expérience. (En outre, le réacteur de la centrale est un modèle unique à eau lourde gaz.)

A propos des démantèlements réalisé de nos jours, les rapports d’inspection de l’ASN sont majoritairement très positifs et ce de plus en plus au fur et à mesure des années.

 

Animateur  : Si on observe la synthèse sur la gestion des déchets et le démantèlement de la centrale de Saint Laurent des Eaux, il est vrai qu’il en ressort de nombreux aspects positifs. Mais rappelons nous que l’industrie nucléaire reste en France le secteur qui expose le plus ses travailleurs à la radioactivité. Néanmoins il est vrai que les chiffres présentés par l’ASN montrent une nette baisse des doses collectives reçue de 1996 à 2008 : l’amélioration est importante !

Diagrammes des doses collectives recues dans le secteur nucléaire par l'ASN

 

Anti nucléaire - Je tiens également à faire remarquer que vous n’avez pas cité la possibilité d’accidents nucléaires pendant le démantèlement et les mesures qui sont mises en place pour les prévenir. Le risque d’accident principal est la fusion du cœur du réacteur. Il faut savoir que tant que le combustible nucléaire n’a pas été retiré du réacteur, même si les réactions de fission ont été stoppées par les barres de contrôles, continue de produire, certes dans une moindre mesure, des dégagements de chaleur. S’il n’est pas refroidi les matériaux constituant les assemblages fondent. Le mélange qui en résulte est un magma extrêmement chaud capable de percer la cuve et hautement radioactif.

Les techniques ne semblent pas adaptées à assurer ce refroidissement en cas de catastrophe naturelle : c’est ce que nous avons observées tout récemment lors du séisme du 11 mars 2011 au japon. Des réacteurs à eau bouillante également de seconde génération comme les REP actuellement en exploitation en France ont été arrêté en urgence pendant le séisme et pourtant le cœur d’un des réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi est entré en fusion car le refroidissement n’a pas pu être assuré. Le risque zéro n’existe jamais avec le nucléaire.

 

Et enfin, j’aborde un dernier point concernant la difficulté principale de la réalisation des démantèlements nucléaires : celle de la gestion des déchets nucléaires à vie longue. En France, on compte enfouir en profondeur les déchets pendant des centaines de milliers d’années. Cette solution me semble peu sage. Sur de telles périodes, pouvons-nous réellement anticiper tous les phénomènes géologiques, chimiques... pour empêcher les radionucléides de traverser les barrières de confinement et de migrer vers la surface ? Peu sûr. Et puis, demeure cette question incertaine de la mémoire de l’Homme : se souviendra-t-il de l’implantation du centre de stockage de déchets si radioactifs ? Imaginez que des archéologues du futur accèdent au centre et aux conteneurs : ce serait catastrophique ! Pour ma part, il me semble qu’il serait préférable de revenir au projet de l’entreposage longue durée.

 

Animateur : En 2006 a été voté une loi quand à la gestion des déchets radioactifs face à différentes solutions étudiées par les experts. La solution définitive choisie est en effet celle des centres de stockages de l’Andra. Mais, mademoiselle Lachkar, pouvez-vous nous renseigner plus précisément sur cette histoire d’entreposage longue durée ?

 

Pro nucléaire : Il a été envisagé de prolonger la phase d’entreposage des déchets HA MA VL, à 100 ans voir 300 ans. Ils sont actuellement entreposés dans les puits ventilés de la Hague.

 

Animateur : Quels avantages d’une telle réalisation sur le centre de stockage profond ?

 

Anti-nucléaire : Profiter d’une nette décroissance radioactive : un potentiel centre de stockage ultérieur serait moins complexe à réaliser. Et puis de plus, cela permet de donner plus de temps aux avancées technologiques et scientifiques pour trouver des solutions de gestion appropriées pour ces déchets.

 

Pro nucléaire : Oui mais, rappelez vous qu’un entreposage sur une telle durée nécessiterait une surveillance permanente et peut-être même une reconstruction périodique de l’entrepôt.

Et surtout, cette solution provisoire et ne fait que léguer nos problèmes de déchets radioactifs aux générations futures, ce que nous ne pouvons pas nous permettre. Comment réagirions-nous si nous devions gérer des déchets de l’époque de Napoléon Ier ou même d’Henri IV !

Dans la nécessité de choisir une solution définitive, faisons confiance aux chercheurs qualifiés de l’Andra qui travaillent depuis des années sur cette réalisation et sur le terrain. Ce site de stockage sera surveillé sur une période de 100 à 200 ans après la fermeture. Pour finir, il faut se rappeler qu’une réversibilité de 100 ans sera possible à partir de la fermeture du centre.

 

Anti-nucléaire : Face à des échelles de 100 000 ans, c’est une période qui me semble bien restreinte.

 

Animateur : Nous nous sommes renseignés : la capacité d’un tel centre de stockage est de 70 000 m3 de déchets MA VL et 8000 m3 de déchets HA. Selon les estimations de l’Andra, en 2020, nous possèderont des stocks d’environ 3700 m3 de déchets HA et de 47 000 m3 déchets MA. Or la consommation en électricité augmente en France chaque année ainsi que la production de déchets.

La priorité ne serait-elle pas en plus d’assurer la gestion ne nos déchets déjà produits de trouver des moyens de limiter leur production lors des démantèlements ? Mademoiselle Lachkar, qu’en pensez-vous ?

 

Pro nucléaire : Actuellement en France, nous avons déjà des moyens de limiter la production de nos déchets à vie longue. Contrairement à certains pays, en choisissant le cycle fermé : nous pouvons effectuer un recyclage de 96 % du combustible constitué de matière encore valorisables. C’est un point très positif concernant la question ! Les combustibles sont envoyés à la Hague qui après refroidissement séparent les matières des déchets ultimes. Par la suite le plutonium est envoyé à l’usine Melox pour constituer du combustible MOX et l’uranium appauvri est envoyé à Pierrelatte pour être retraité.

Finalement seul un peu plus de 4% du combustible usé sera considéré comme déchet ultime.

 

Antinucléaire : Ce recyclage du combustible usé serait vraiment utile s’il était bien réalisé. D’une part s’il est vrai qu’en général l’impact radiologique des démantèlements reste modéré, c’est une certitude que l’usine de la Hague est un des sites nucléaires les plus polluants de la planète ! Ses rejets sont autorisés pour permettre une dilution de radionucléides : mais ils doivent rester dans la limite du raisonnable : elle cumule des rejets gazeux comme de krypton radioactif dans l’atmosphère et des rejets en mer comme le tritium.

D’autre part, vous ne pouvez pas le nier, l’uranium de retraitement reste en grande partie entreposé à Pierrelatte : il est plus intéressant d’un point de vue économique pour EDF de faire fonctionner ses centrales avec des combustibles issus directement de l’enrichissement de l’uranium naturel. Combien de temps seront-ils entreposés ? Ne sont-ils pas condamnés finalement à rester des déchets ?

 

Pro nucléaire : Je ne crois pas : ces matières présentent un potentiel énergétique important ce qui à notre siècle, siège presque d’une « guerre de l’énergie », n’est pas négligeable.

 

Animateur : Parlons un peu de l’évolution du nucléaire et des déchets radioactifs. Les réacteurs actuellement en démantèlement sont pour la plupart des réacteurs UNGG de génération I. Les nombreux démantèlements qui se préparent concernent les réacteurs en exploitation actuellement : les REP de génération II. On entend de plus en plus parler de ces nouvelles générations III et IV qui vont renouveler le parc. Pensez-vous que les démantèlements de ces centrales généreront moins de problèmes liés aux déchets radioactifs ?

 

Pro nucléaire : Pour ce qui est de la prochaine génération : la génération III avec les fameux réacteurs EPR : la question de déchets nucléaires ne sera pas résolue mais pourra être améliorée. Par rapport aux réacteurs actuels, l'EPR consommera 17% d'uranium en moins en masse pour une même production d'énergie électrique. Les déchets pourront donc également diminués : 6% * de moins en masse pour les produits de fission 15% pour les actinides (plutonium, neptunium...). Les déchets de structure (gaines des combustibles), quant à eux, seraient réduits de 35% en masse.

De plus d’autres avantages méritent d’être cités comme le fait qu’il pourra consommer jusqu’à 100% de combustible MOX contre 33% des réacteurs actuels, assurant le recyclage de cette matière très énergétique...

(Enfin, il est élaboré dans le but d’améliorer la sureté nucléaire avec notamment la mise en place d’un bac réfractaire situé sous la cuve, où, en cas de fusion du cœur, le corium pourra être recueilli, s’étaler et refroidir.

Un réacteur EPR est en construction en France à Flamanville.

 

Animateur : Pouvez vous nous parlez des réacteurs de 4ème génération ?

 

Pro nucléaire  : La génération IV quant à elle offre des perspectives d’avenir intéressantes pour les déchets radioactifs. Le forum international de génération IV est une initiative américaine qui regroupe 13 pays dont la France pour travailler sur une nouvelle génération de systèmes nucléaires capables de répondre aux besoins croissants en énergie de la planète. Parmi les objectifs principaux, l’énergie nucléaire doit être exploitée de façon durable : il faut utiliser de façon optimale les ressources en combustible et surtout minimiser le volume de déchets produits. Six prototypes de réacteurs ont été retenus et sont actuellement à l’étude.

 

Animateur : Trois de ces six prototypes sont des réacteurs à neutron rapides RNR, c'est-à-dire que la vitesse des neutrons n’est pas ralentit par la présence d’un modérateur. Cette vitesse permettrait de limiter la production de déchets notamment par transmutation des déchets ultimes. Les noyaux instables seraient bombardés par des neutrons et transformés par capture neutronique ou par fission en isotopes plus stables.

 

Anti-nucléaire : Ces techniques de transmutation ne concernerait que les actinides mineurs et non pas les produits de fission : suite à différents problème techniques, les recherches sur les réacteurs à neutrons rapides ont arrêtés cette voix.

De plus, cette génération IV est à l’étude depuis déjà la fin du 20ème siècle. Or la France n'a désormais plus de RNR : le prototype industriel Superphénix a été arrêté en 1998, tandis que son prédécesseur le réacteur expérimental Phénix a été arrêté, le 12 septembre 2009. Après une série d'essais de fin de vie, le CEA réalise des opérations préparatoires au démantèlement jusqu'en 2012, date à laquelle le début de son démantèlement est prévu.

Enfin, ces réacteurs de génération IV ne sont étudiés que pour une application industrielle de 2040 à 2050... Et pourquoi pas plus ?

 

Animateur : Et que pensez-vous de ce rêve du réacteur à fusion, avec la réalisation du projet d’ITER ? Plus de problème d’approvisionnement en énergie : 1 litre d’eau fournirait autant d’énergie que 300 litre de pétrole. Et surtout quasiment aucun déchet dangereux. En plus construit en France. N’est-ce pas la plus belle des perspectives ?

 

Anti-nucléaire : C’est un chantier colossal, le plus grand jamais entrepris par l’Homme. Projet très couteux et qui parait très difficilement réalisable techniquement. Certains physiciens doutent aussi de la pertinence de ce projet.

On parle en effet d’arriver à maintenir les gaz combustible au quatrième état de la matière, le plasma, mélange de noyau et d’électrons libres. Il faudrait pour cela atteindre des températures considérables de l’ordre de 100 à 150 millions de degrés soit 10 fois plus que la température du cœur du soleil !

 

Pro-nucléaire : En effet, de nombreux défis s’offrent à la science dans la réalisation d’ITER. Mais c’est un projet tellement attirant qu’on ne pourra pas empêcher sa poursuite. Et puis ne soyons pas pessimistes : s’il est vrai que ce projet parait difficile, (a Cadarache on a déjà réussi à maintenir un plasma pendant 6 minute 30 secondes à température du soleil mais certes sans fusion.) La construction d’ITER n’a pas une visée industrielle mais expérimentale et permettra de réels progrès sur différents problèmes comme celui des matériaux.

 

Antinucléaire : Un tel projet ne sera pas réalisable avant au moins un siècle !

 

Animateur : Pour clore ce débat, une dernière question : finalement si ces nouvelles générations et types de réacteurs ne garantissent pas d’être réalisable, dans la mesure ou les démantèlement de centrale même s’ils sont bien gérés présentent des dangers potentiels de taille et un risque qui restera toujours non nul même s’il est fort réduit, un constat qui est d’ailleurs valable également pour la phase d’exploitation : certains considèrent que les recherches sur le nucléaire sont une perte de temps : qu’il faudrait dénucléarisé le monde et se approfondir un autre mode d’énergie moins dangereux.

Mais existe-t-il de nos jours un moyen de produire de l’énergie plus propre et durable ? Tous les moyens de produire de l’électricité ont leur problèmes environnementaux : le charbon et le pétrole génèrent des gaz à effets de serre, même une industrie verte comme celle des panneaux solaire est à l’origine de déchets que l’on ne sait toujours pas recyclés. Il faut donc bien comprendre que pour l’instant, dans la mesure où le nucléaire reste une activité relativement propre si la gestion du risque nucléaire est bien assurée, et surtout une industrie très productive, nous allons devoir compter sur lui pour subvenir aux besoins futurs et sur son évolution pour nous assurer plus de sûreté.

 

Merci d’avoir assisté à ce débat qui j’espère vous aura peut-être un peu mieux renseigné que nos dirigeants politiques.

Bonne soirée à vous !

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